Bébés secoués

 

Tiens voilà papa- "Ho il est beau le Bébé !"
Et là papa prend Bébé et avec une délicatesse toute relative secoue un peu Bébé pour tenter de le faire rire.
Cette scène n'a rien d'une agression mais la douceur doit toujours être présente dans tous contacts.
Dans certains cas, cela va beaucoup plus loin que le simple amusement et certains parents réagissent mal face aux peurs et au stress causés par les pleurs de leur enfant...
Jeter son enfant en l’air pour s’amuser avec lui, le secouer sans aucune mauvaise intention pour tenter de calmer ses pleurs peut entraîner de graves dommages.
Contrairement aux idées reçues, la maltraitance n’est pas toujours à l’origine de ce syndrome. Quelle qu’en soit la cause, en France, le syndrome de l’enfant secoué serait responsable de 50 à 100 décès par an et d’un probléme majeur chez 500 à 1000 nourrissons, selon Christine Bonnier, neuropédiatre à la clinique universitaire Saint-Luc de Bruxelles (Belgique).
A l’hôpital Necker-Enfants malades, à Paris, 230 cas ont été recensés entre 1996 et 2000. Au CHRU de Lille, le Pr Didier Gosset voit passer chaque mois un enfant victime de ce traumatisme.
Une pathologie qui concerne les bébés de moins d’un an (le pic d’âge se situe aux alentours de 6 mois), et plus généralement des garçons qu’un certain nombre de caractéristiques rendent particulièrement vulnérables, comme le volume du crâne,  l’hypotonie de la nuque.

LA DOULEUR

 

La parole, les attitudes, le visage de l'enfant ne mentent pas : ils sont à écouter et à prendre en compte .
Il n'y a AUCUNE RAISON VALABLE à ne pas accepter qu'un parent qui le désire accompagne son enfant jusqu'à la perte de conscience avant opération chirurgicale, et à ce qu'il soit là quand il se réveille. Les diverses pratiques faites dans ce sens ici et là démontrent sans conteste possible que cette pratique est bénéfique à tous, enfants, parents, et soignants ...
Un enfant  confiant, un parent attentif et participant sont des promesses de soins plus faciles, plus efficaces, et de gain de temps !!! , la prise en compte des caractéristiques de chaque âge de l'enfance, le soulagement de la douleur induite, la prise en compte systématique des réactions de l'enfant, de ses peurs, l'explication détaillée adaptée à l'age , (par les poupées, par les jeux , par des cdroms ou autres ...) dédramatisent la situation et permettent à l'enfant de comprendre ce qu'il va vivre, et surtout font en sorte que l'enfant et les parents soient en confiance qui apporte un énorme bénéfice sur le présent et pour l'avenir : un soin mal expliqué, dont la douleur est mal prise en charge va entraîner peur, méfiance, refus  qui s'installent rapidement , mais sont très difficiles à faire disparaitre une fois qu'ils sont installés.   Il faut que les parents s'investissent et se battent pour faire respecter leurs droits et ceux de leurs enfants auprès des équipes qui ne travaillent pas encore ainsi ; il y a une énorme résistance au changement, mais le dialogue, l'obstination peuvent venir à bout de bien des obstacles .
Il faut absolument pas hésiter à écrire au directeur de l'établissement, avec copie au service concerné quand votre enfant a vécu des examens ou soins douloureux sans que sa souffrance soit soulagée, quand on vous a refusé de rester près de votre enfant lors d'un soin ou examen douloureux .

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